L'Union syndicale Solidaires se réjouit du fait que «Pour la première fois depuis le début de la mobilisation, les Gilets Jaunes ont décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019». L’organisation syndicale voit «dans cette convergence une possibilité de victoire sociale majeure, en permettant un mouvement d’ensemble durable et reconductible incluant l’ensemble des salarié-es, la population des quartiers populaires et la jeunesse».  Elle rappelle également qu’elle s’opposera à une «une loi qui restreint la liberté de manifestation» (loi anti-casseurs-NDLR). Le communiqué conclut: «Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées. Il doit faire droit aux revendications sociales et populaires !».

Communiqué Solidaires – 5 février 2019

Prenant acte des déclarations récentes du Président de la République devant les parlementaires selon lesquelles les termes de la négociation restaient bien définis par la lettre de cadrage, ne faisant pas mention d’un bonus-malus pour les contrats courts, la Confédération des petites et moyennes entreprises a décidé de revenir à la table des négociations sur l’assurance-chômage. La CPME annonce son intention d’y faire «des propositions alternatives au bonus-malus» et permettant d’encourager «les employeurs à mettre en place des contrats de plus longue durée tout en prenant mieux en compte les aléas des salariés en situation de précarité».

Communiqué CPME – 4 février 2019

La Confédération française des travailleurs chrétiens, ainsi que d’autres acteurs en «transition énergétique» ont adressé un courrier au président de l’Assemblée nationale pour demander que «le futur projet de loi sur l'énergie soit confié à une commission spéciale, comme cela avait été le cas pour le projet de loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte dont les objectifs seront revus, pour ne pas cloisonner la transition énergétique à l'un de ses aspects». Les signataires considèrent en effet que la «transition énergétique est un acte politique majeur», à la fois économique, social, environnemental et sanitaire, territorial et international.

Communiqué CFTC – 4 février 2019

Le Conseil national de l’ordre des sages-femmes réagit à un article «un article alarmant sur la pénurie de gynécologues médicaux exerçant sur le territoire français» publié sur «le site  “franceinfo”» en date du 3 février 2019. L’institution ordinale reproche à son auteur «de taire le rôle essentiel des sages-femmes dans le suivi gynécologique » et le recadre vigoureusement: «insinuer que la prise en charge des femmes par les médecins généralistes et les sages-femmes serait dangereuse est inacceptable».

Communiqué CNOSF – 4 février 2019

Dans le contexte du vote de la loi Prévention des violences lors des manifestations et sanction de leurs auteurs (anti-casseurs-NDLR), l’Union nationale des syndicats autonomes manifeste son opposition. L’organisation syndicale  considère que «Inscrire dans le droit commun la possibilité pour l’autorité administrative d’interdire de manifester à des individus serait très inquiétant pour notre démocratie» et que «La substitution de l’autorité administrative à celle de la justice remettrait en cause une des libertés fondamentales qu’est le droit de manifester, inséparable de la liberté d’opinion». Pour l’UNSA, en outre: « la justice a déjà les moyens de punir les actes délictuels commis lors de  manifestations, et ce dans le  respect des principes républicains et  des libertés fondamentales».

Communiqué UNSA – 4 février 2019

Réagissant à l’affaire de la viande avariée d’origine polonaise «écoulée frauduleusement notamment en France», la Confédération paysanne dénonce «l’opacité des filières agro-industrielles» et demande aux pouvoirs publics d’agir. Pour la Conf, il convient d’utiliser les «leviers publics» afin d’engager une «relocalisation de la production et des circuits de distribution», c’est-à-dire: «privilégier les circuits courts», «développer l’abattage de proximité», «réorienter les moyens déployés par l'administration pour accompagner la filière à l'export et ceux de la filière gaspillés en communication». L'organisation paysanne se dit par ailleurs prête à «se porter partie civile» en cas de nouvelle affaire de ce type.

Communiqué Confédération paysanne – 4 février 2019