Faisant référence à la poursuite du mouvement des Gilets jaunes, la Confédération des petites et moyennes entreprises alerte l’opinion sur le fait que «la catastrophe guette le petit commerce», en dépit de «dispositifs de soutien mis en place par le Gouvernement (qui) n’y changent malheureusement rien». Pour la CPME, «Ceux qui manifestent doivent comprendre qu’ils seront les premiers à subir les conséquences de la disparition programmée de ces milliers de commerçants de proximité condamnés, de leur fait, à une double peine».  

Communiqué CPME – 11 février 2019

Force ouvrière manifeste son opposition à la proposition de loi émanant de la majorité parlementaire visant à permettre la résiliation des contrats passés avec les mutuelles dans le courant de leur première année. FO conteste à la fois la méthode,  sans plus de concertation que lors de la première tentative, à l’examen de la loi PACTE» et le contenu, notamment la remise en cause de la négociation collective». En peu de mots, la centrale syndicale considère qu’il s’agit d’une mise «aux enchères» de la complémentaire santé et prévoyance, «au détriment de la solidarité et à coup sûr au détriment des plus faibles».

Communiqué FO – 11 février 2019

Le Syndicat de la presse indépendante en ligne se montre favorable à l’idée d’un conseil de déontologie de la presse, mis à l’étude en octobre 2018 par le ministère de la Culture. Pour le syndicat d'employeurs représentant les éditeurs de presse en ligne, la déontologie de la profession est un enjeu important. Mais il faut se garder d’en apprécier le bénéfice a priori et, surtout,  de confier son institution à l’État. Le SPIIL considère, sur la base de récentes déclarations du président Macron – relative à la «neutralité de l’information» – et compte tenu de la loi sur les fausses nouvelles, de la loi sur la protection du secret des affaires, que «les conditions politiques ne sont actuellement pas réunies pour une discussion sereine sur le sujet» et, qu’in fine «il n’appartient pas à l’État de susciter la création d’une instance d’autorégulation de la presse».

Communiqué SPIIL – 11 février 2019

Le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration ainsi que l’Association pour un hébergement et un tourisme professionnels (AhTop) se félicitent de la décision de la ville de Paris d’assigner la plateforme Airbnb au tribunal de grande instance de Paris pour publication de «1010 annonces sans numéro d’enregistrement et donc illégales dans les arrondissements les plus durement touchés par la location touristique», synonyme d’une amende conséquente telle que prévue dans le cadre de la loi Elan.

Saluant chaleureusement l’attitude de la collectivité, les deux syndicats d’employeurs réitèrent leur demande auprès de l'Union européenne «d’actualiser les directives déjà anciennes relatives au fonctionnement des plateformes pour ne pas permettre à celles-ci, en particulier Airbnb, de se réfugier derrière ces règles pour échapper à des sanctions légitimes et au respect des législations nationales, notamment la loi Élan en France».

Communiqué commun GNIH, Ahtop – 11 février 2019

Force ouvrière, par la voix de son bureau confédéral, appelle à une «grève interprofessionnelle pour se faire entendre», mobilisant «les salariés, public et privé», qu’elle promouvra «dans le cadre de ses contacts à venir avec les autres organisations syndicales». L’organisation syndicale considère avoir prévenu suffisamment les pouvoirs publics des méfaits des politiques d’austérité mais aussi de l’insuffisance des mesures proposées en réponse au mouvement des Gilets jaunes. Elle rappelle par ailleurs qu’elle n’a pas souhaité s’associer au Grand débat, lui opposant «la nécessité d’annoncer la suspension de ces réformes et de restaurer l’écoute du dialogue social et des syndicats et de rétablir la liberté de négocier».

Communiqué FO – 11 février 2019

Par prise de position commune, les grandes fédérations d’employeurs de l’hospitalisation (FEHAP, FHF, FHP, Unicancer), interpellent les pouvoirs publics dans le cadre de la négociation sur la campagne tarifaire 2019. Pour les syndicats d'employeurs hospitaliers «une hausse des tarifs de 1% est vitale», après une longue période où ils n’ont continué de baisser, tandis que les charges augmentaient, avec pour résultat «plus d’un milliard d’euros de déficit des hôpitaux publics en 2018 et 30% des hôpitaux et cliniques privés également dans le rouge». Qui plus est, souligne le communiqué «en 2018, l’Ondam hospitalier a été réduit de 200 millions d’euros en cours d’année pour compenser les dépenses de la médecine de ville (…)».

Communiqué commun FEHAPFHFFHPUnicancer – 11 février 2019