La Confédération des petites et moyennes entreprises, suite à la séance du 20 février de la négociation sur l’assurance chômage, constate avec regret son échec, dont elle considère qu’il est à «torts partagés» entre les différents acteurs. Pour la CPME, «les maladresses de l’Exécutif, dans un contexte social tendu, n’ont pas favorisé la sérénité des débats» et il y a tout lieu de craindre qu’il ne «s’engage dans une voie sans issue».

Selon elle, les organisations de salariés n’ont pas pris la mesure de la «situation financière du régime (…) à plus de 30 milliards d’euros de dettes cumulées». Elle regrette que sa proposition de «mesures financières compensant pour partie les situations de précarité que connaissent certains salariés», préférable à un « bonus-malus destructeur» n’ait pas été entendue.

Communiqué – 20 février 2019

Suite à une rencontre sur le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) en présence du ministre de l’Agriculture et des représentants des régions de France, la Coordination rurale rappelle qu’elle est «favorable à une réforme qui permettrait à l’État de fixer les lignes directrices dans un souci d’équité entre agriculteurs de différentes régions tout en laissant à celles-ci la gestion du fonds». Lors de cette rencontre, elle a également plaidé pour qu’un financement du ministère de la Transition écologique et solidaire permette aux agriculteurs de s’engager dans le verdissement et réitéré son «son opposition à tout dépouillement du premier pilier de la PAC pour renforcer le second pilier».

Communiqué Coordination rurale – 19 février 2019

Commentant la négociation en cours entre partenaires sociaux sur l’assurance chômage, Force ouvrière renvoie les syndicats d'employeurs à des responsabilités concernant son refus de «modulation des contributions» à propos des contrats courts. L’organisation syndicale de salariés rappelle que, selon l’Unedic, le principe d’un bonus-malus serait en réalité très bénéfique pour les entreprises en même temps qu’ «ouvrant la possibilité de dégager des économies sensibles».

Communiqué – 19 février 2019

Commentant le vote de loi «ordinaire» de la réforme de la justice, le Conseil national des barreaux rappelle que «toute la profession unie; le Conseil national des barreaux, la Conférence des bâtonniers, l’Ordre des avocats de Paris et les syndicats» considère que le Gouvernement a produit un «immense gâchis, l’occasion manquée d’une grande réforme attendue par tous, une réforme de trop qui éloigne encore un peu plus les citoyens de leur justice». L’institution ordinale annonce clairement son intention, «avec les autres professions judiciaires, de tout mettre en œuvre pour limiter autant que possible les effets néfastes de cette réforme». Ce qui devrait passer par «une saisine du Conseil constitutionnel» dans l’immédiat et, à plus long terme, par une volonté de se «battre pour que l’intérêt des justiciables ne cède pas le pas aux impératifs budgétaires».

Communiqué Conseil national des barreaux – 19 février 2019

Pour l’Union des entreprises de proximité, « la négociation sur la préparation du projet de loi “Pour la liberté de choisir son avenir professionnel” » traduit une maldonne imputable aux pouvoirs publics. L’organisation patronale dénonce l’impact négatif sur l’apprentissage de « l’effet conjugué de l'augmentation de la rémunération des apprentis et surtout de la suppression des exonérations totales de charges sociales ». L'U2P constate aussi que « les chefs d’entreprises voient simultanément les moyens dévolus à leur propre formation se réduire comme peau de chagrin » et qu’il y a « un assèchement des financements de la formation des artisans (FAFCEA) dû à l’impréparation totale de la réforme engagée par le gouvernement précédent ».

Communiqué U2P – 18 février 2019

L’Union des entreprises de proximité exhorte «les organisations représentatives des employeurs et les organisations syndicales de salariés à poursuivre la recherche d’un accord afin d’améliorer la situation de l’emploi et de conforter la gestion paritaire du régime d’assurance chômage». L’U2P annonce son intention de faire des propositions concernant les contrats courts dans la perspective de la reprise des négociations le 20 février.

Communiqué U2P – 18 février 2019