Réagissant à l'annonce, par le ministre de l'Agriculture, du futur «contrat de solutions porté par la FNSEA», la Confédération paysanne considère qu'il s'agit surtout d'un « redoutable outil de promotion de l'industrie phyto-pharmaceutique (UIPP*), des industriels de l'agro-équipement (Axema) et des entreprises du bio-contrôle (IBMA » que, de plus, «l'Union des industries de la protection des plantes, l'UIPP*, lobby en chef des pesticides» ne signera pas. Ainsi, pour l'organisation agricole, il conduira à «maintenir la dépendance du monde agricole à toute une série d'intrants coûteux, qu'il s'agisse des pesticides ou d'autres outils technologiques», tandis que les financements prévus bénéficieront d'abord aux industriels. Rappelant que «de vraies solutions au profit des paysan-ne-s et de la transition agricole existent déjà» la Conf' demande au Gouvernement «qu'il mette en place des politiques publiques qui accompagnent les paysan-ne-s vers une nécessaire sortie des pesticides».

Communiqué Confédération paysanne – 14 février 2019

La Confédération générale des travailleurs manifeste une vive opposition au Plan santé présenté en conseil des ministres le 13 février 2019. Pour l'organisation syndicale de salariés, la méthode choisie est inacceptable, vu que les «problématiques de la santé (*sont) évacuées du débat alors qu’il s’agit d’une des premières préoccupations des Français». Quant au contenu, elle considère que l'objectif du Plan n'est autre que de «casser le secteur public et la Sécurité sociale pour justifier le recours toujours plus grand au secteur privé marchand et aux assurances privées». Elle demande en conséquence «l’arrêt du démantèlement des hôpitaux de proximité qui ne doivent pas se transformer en structures d’accueil pour les personnes âgées» et souhaite «un véritable débat public où elle soumettra ses propositions en cohérence avec sa conception de l’hôpital de proximité, la lutte contre l’éradication des déserts médicaux, les moyens humains et matériels nécessaires pour gagner une loi “Santé” répondant aux besoins de notre temps et aux enjeux d’avenir».

Communiqué CGT – 13 février 2019

Commentant la présentation du projet de loi sur la fonction publique porté par le Gouvernement, le 13 février 2019, l'Union syndicale Solidaires fustige le mépris du dialogue social, en rappelant que les «organisations syndicales avaient fait une demande de suspension (a minima) pendant le grand débat» relative à la tenue du Conseil commun de la fonction publique. Pour l'organisation syndicale se salariés, le texte présenté néglige intégralement «les revendications portées par les représentants du personnel (…)» alors même que le Gouvernement sait appeler les organisations syndicales à la rescousse pour faire de la communication». Solidaires réitère son opposition aux «mesures concernant les instances du dialogue social, CAP, CT, CHSCT, dont les compétences sont remises au cause, la rémunération au mérite (…), la remise en cause du statut de la fonction publique (…), la mise en place de la mobilité forcée». Ayant précisé qu'il avait demandé le «retrait du projet de loi», le communiqué indique aussi que d'autres organisations syndicales (*CGT, FO, FSU, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) «ont claqué la porte» de la séance.

Communiqué Solidaires – 13 février 2019

La Confédération générale du travail dénonce les méfaits des pesticides et du chlordécone (* insecticide utilisé dans la culture des bananes – NDLR) sur la santé des travailleurs et interpelle les pouvoirs publics, dont elle considèrent qu’ils ont «leur part de responsabilité». L’organisation syndicale met clairement en doute la «capacité de l'État à résister aux pressions des lobbies, assumer ses responsabilités, et à entendre les lanceurs d'alertes». Elle réaffirme la nécessité de créer un «fonds d’indemnisation des victimes», dont la «gestion (…) ne doit pas être faite uniquement par la MSA, ou les caisses générales de Sécurité sociale, mais de manière multipartite avec les organisations de salariés, d'employeurs, les associations de victimes».

Communiqué – 12 février 2019

CCI France interpelle les pouvoirs publics afin que des mesures de soutien soient prises pour les commerçants victimes du mouvement des Gilets jaunes. Selon le président de la tête du réseau des chambres de commerce et d’industrie, Pierre Goguet: «la création d'un fonds d'indemnisation pour les commerçants touchés partout en France» est «plus que jamais d’actualité». Autre mesure souhaitée: «une exonération “ciblée” de charges sociales pour les entreprises impactées».

Communiqué CCI France – 12 février 2019

Le Conseil national de l’ordre des infirmiers (ONI) apporte son soutien aux syndicats de médecins hostiles aux propositions de la CNAM dans le cadre de la négociation sur les assistants médicaux. Pour l’institution ordinale, «le projet de création d’assistants médicaux» semble «contradictoire avec une vision collective, coordonnée et graduée de la prise en charge des patients». Il conteste aussi la méthode choisie par les pouvoirs publics: «Les mesures visant à améliorer l’offre de soins de proximité méritent une concertation de tous les professionnels de santé concernés. Elles doivent donc passer par la voie parlementaire, et non par des négociations conventionnelles». Considérant que que les infirmiers libéraux sont «très fortement impliqués dans l’offre de soins dans les territoires, leur répartition ne délaissant pas les zones rurales ou périurbaines et participent pleinement aux équipes de soins primaires», l’ONI plaide plus largement pour que la profession infirmière voie ses prérogatives renforcée pour mieux contribuer au Plan santé.

Communiqué ONI – 11 février 2019