Dans le cadre de la négociation en cours sur l’assurance-chômage, la Confédération française des travailleurs chrétiens souhaite que la possibilité de recourir au contrat court, pour les entreprises, soit affectée non pas par un bonus-malus, mais par «une contribution dégressive en fonction de la durée des contrats (…) La contribution patronale irait donc, pour exemple, de 10% pour les contrats inférieurs ou égaux à 1 mois, à 3.8% pour ceux supérieurs à 12 mois. Afin d’inciter l’employeur à allonger la durée d’emploi, le taux serait recalculé à la baisse en cas de prolongation de la durée d’emploi». L’organisation de salariés précise aussi que  les syndicats sont en attente d’une proposition patronale (qui) conditionnera la réunion de négociation du 20 février».

Communiqué – 18 février 2019

Pour Force ouvrière, le projet de loi présenté le 13 février par le secrétaire d’État à la Fonction publique «n’a pas tenu compte des avis formulés par les fédérations de fonctionnaires dont celles affiliées à FO qui demandaient la suspension de cette réforme». L’organisation syndicale de salariés rappelle son opposition aux propositions de «recours accru aux contractuels», «fusion des instances représentatives des personnels», «création d’une ”rupture conventionnelle” pour le secteur public», «rémunération au mérite», «poursuite des suppressions d’emploi ».

Communiqué FO – 15 février 2019

La Fédération nationale des exploitants agricoles, associée aux Jeunes agriculteurs, à la Fédération nationale ovine, à la Fédération nationale bovine et à l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture, exige que le «Plan loup (…) soit amendé pour aboutir à zéro attaque. Cela passe par une simplification de tirs de défense et de prélèvement».

Communiqué commun FNSEA, JA, FNO, FNB, APCA – 15 février 2019

La Confédération générale du travail dénonce la «nouvelle proposition de loi visant à autoriser les employeurs à rompre unilatéralement et à tout moment un contrat de complémentaire santé d’entreprise» réactivant le principe de résiliation des contrats de mutuelles a priori rejeté dans le cadre de la loi PACTE. L’organisation syndicale de salariés s’inquiète de possibles «remises en causes des garanties prévues et à un financement de l’employeur revu à la baisse», «d’une augmentation des frais de gestion appliqués par les organismes complémentaires aux contrats de santé et de prévoyance (…) répercutée sur les cotisations des salariés». Elle dénonce, en outre, le principe selon lequel «l’employeur n’aurait plus à requérir l’accord des organisations syndicales… Loin, très loin d’un respect des partenaires sociaux dans leurs prérogatives».

Communiqué CGT – 15 février 2019

L’Union nationale des syndicats autonomes fait part de ses réserves vis-à-vis de la méthode privilégiée par le Gouvernement pour le Plan santé et souhaite que «sur des sujets aussi sensibles que ceux touchant à l’organisation du monde hospitalier (…) l’ensemble des acteurs et notamment les salariés et les agents soient partie prenante». L'UNSA précise également qu'elle refuse «l’introduction de mesures visant à rendre possible des modifications de la représentation des personnels». Pour l'UNSA, diverses dispositions (suppression du numerus clausus, contrats d'engagement pour les praticiens diplômés hors Union européenne, recours aux nouvelles technologies, déploiement de la télémédecine…) sont acceptables sous condition toutefois que soient garanties « la sécurité des données de santé» et que «chaque assuré, quel que soit son lieu d’habitation, puisse accéder physiquement à un professionnel de santé». 

Communiqué UNSA – 14 février 2019

Force ouvrière fait connaître ses réticences vives vis-à-vis du Plan santé programmé par le Gouvernement. L'organisation syndicale met en cause la méthode choisie, rappelant que «le Conseil de la CNAM n’a eu qu’une semaine pour se prononcer sur le texte, sans aucun échange avec la ministre de la Santé, une première historique». Quant au contenu, elle indique que le numerus clausus ne sera pas en réalité supprimé et, surtout, que les dispositions concernant les hôpitaux de proximité visent en réalité à «déclasser des établissements par fermeture de services et de lits, et même d’établissements par le renforcement des seuils d’activité, au nom de la «gradation des soins». Pour FO, il s'agit d'un«projet de loi qui va forcer tous les acteurs à composer avec la rareté des moyens publics et confie au privé lucratif les opportunités du numérique».

Communiqué Force ouvrière – 14 février 2019