Le Mouvement des entreprises de France est habilité par « les branches professionnelles signataires de l’accord du 21 décembre 2018 qui ont choisi l’OPCO Interservices» à engager une négociation avec «les porteurs du projet déposé par l’OPCO Travail temporaire et propreté pour parvenir rapidement à un projet commun». Le syndicat d’employeurs qui ,«depuis plusieurs mois, (…) porte un projet d’opérateur de compétences (OPCO), à la demande d’une trentaine de branches et dans le respect de leurs politiques respectives», s’efforcera de rallier les porteurs du deuxième projet, considérant que «Ces activités ont pour point commun de partager les mêmes enjeux d’évolution des métiers et des compétences, à savoir les mutations de la relation de service et la création de valeur ajoutée grâce aux nouveaux services».

Communiqué Medef – 30 janvier 2019

Pour le Syndicat des médecins libéraux, le rapport sur la «Réforme des modes de financement et de régulation» remis récemment au ministre de la Santé «dynamite le mode de rémunération des médecins libéraux et de la médecine libérale, et au passage le système conventionnel, sans doute jugé trop protecteur et avantageux pour les médecins libéraux». Le SML s’y montre d’autant plus hostile qu’il avait été consulté par les personnalités chargées du rapport, auxquelles il avait part de ses réserves concernant «les dangers de l’introduction de formes de rémunérations telles que la rémunération collective à l’épisode de soins ou pour les pathologies chroniques». Le syndicat considère que l’étatisation du système conçue par la technocratie «risque de pousser les médecins à moins voir les patients et à écarter les moins “rentables” d’entre eux qui sont aussi les plus complexes» en même temps qu’il sera «encore plus coûteux pour la collectivité». Sa mise en application conduirait à ce que «les médecins libéraux n’auraient plus d’autre choix que de rejoindre le mouvement de contestation générale».

Communiqué SML – 30 janvier 2019

Force ouvrière fait part de ses réticences vis-à-vis du projet de loi anti-casseurs actuellement en discussion à l’Assemblée nationale. Pour l’organisation syndicale de salariés, «la liberté de manifester relève des droits fondamentaux», et il ne faut pas y attenter par une «loi de circonstances».

Communiqué FO – 30 janvier 2019

La Confédération générale des travailleurs lance un ordre de grève nationale en date du 5 février 2019 pour marquer son opposition à «la profonde injustice sociale» et exiger «une autre répartition des richesses créées par le travail». La centrale syndicale précise par ailleurs son intention de «travailler les convergences avec les Gilets jaunes». Elle invite par ailleurs les salariés, retraités, privés d’emplois, jeunes «à se saisir notamment des Cahiers d’expression revendicative populaire» et «à s’engager dans l’action collective et dans la CGT». D’autres initiatives – «mardis de l’urgence sociale», «nouvelle journée nationale d’action, mi-mars» – sont prévues pour faire contrepoint au pseudo «grand débat national» organisé par le président de la République.

Communiqué CGT – 30 janvier 2019

La Fédération nationale des exploitants agricoles s’élève contre une «hasardeuse instrumentalisation des chiffres» imputable à un «grand distributeur» concernant l’entrée en vigueur de la « hausse du seuil de revente à perte issue de la loi EGAlim». Elle rappelle que «Le SRP fait donc partie d’un dispositif dont l’objectif est de mieux répartir la valeur, pas d’augmenter les prix ; de mieux rémunérer les agriculteurs, pas de matraquer les consommateurs». Elle demande aux «distributeurs (…) de rémunérer un tout petit peu plus les fournisseurs sur la très grande majorité des produits sans augmenter les prix au consommateur, en compensation du rétablissement de leur marge sur quelques produits phares que la hausse du SRP leur permet de réaliser».

Communiqué FNSEA – 30 janvier 2019

Pour le Syndicat des médecins libéraux, il est nécessaire de reporter «d’un an la prise en compte de la DMP (*dossier médical partagé – NDLR) comptabilité du logiciel dans le volet 1 de la ROSP 2018, afin de ne pas pénaliser à une fois de plus les médecins». Sa position s’explique par le fait que «certains éditeurs n’avaient pas eu le temps d’opérer les mises à jour et modifications nécessaires pour rendre leurs logiciels DMP compatibles» avec les nouveaux indicateurs «de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) imposée par l’assurance maladie». L’organisation professionnelle considère par ailleurs que cette situation illustre les dangers d’une «forfaitisation du mode de rémunération» et «estime que l’acte est un élément central du revenu du médecin libéral et de sa liberté».

Communiqué SML – 30 janvier 2019