La mise en service d’une application de traçage pour accompagner le déconfinement exige de concilier efficacité et acceptabilité. Les professionnels du soin veulent être pleinement reconnus dans leur capacité à s’y impliquer. La reprise d’activités est encore difficile à appréhender pour employeurs et salariés, attentifs au mot d’ordre de priorité sanitaire.

Les Entreprises du médicament annoncent la mise à disposition gratuite de la Croix-Rouge de « 1 million de masques chirurgicaux», répartis pour moitié entre «personnels des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux» et «bénévoles de la Croix-Rouge qui œuvrent auprès des personnes vulnérables».

Les acteurs du secteur sanitaire et social, mais aussi de multiples secteurs économiques, se placent désormais dans la perspective du déconfinement, pour lequel la généralisation du port du masque et le strict respect des gestes barrières seront un enjeu clé. Les syndicats sont particulièrement attentifs à la protection sanitaire, mais aussi sociale, des salariés.

Le Crédit agricole met en œuvre un dispositif de soutien pour «les assurés ayant souscrit une assurance multirisque professionnelle avec perte d'exploitation».

L’épidémie se ralentit, mais l’évolution vers le confinement incite les acteurs de la santé à préconiser plus de coopération entre secteurs privé et public pour notamment la mise en œuvre des tests. Les syndicats de salariés n’oublieront pas le premier mai et des revendications que la crise exacerbe en même temps qu’elle les légitime.

Le Collège de médecine générale «n'a pas vocation à effectuer de recherche» mais soutient des projets «pertinents». Il précise que «ces travaux sont aussi bien des essais thérapeutiques que prophylactiques, des études diagnostiques ou encore des systèmes de remontées d’informations cliniques ou organisationnelles».