Le projet de loi visant à prolonger l’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet est acté. À une semaine du déconfinement, la question des masques sanitaires préoccupe toujours les acteurs de la santé, tandis que la réouverture des écoles fait débat plus largement. Les appels au Gouvernement pour accompagner fiscalement et économiquement la reprise se multiplient.

La Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) met en place dès le mois de mai des aides supplémentaires à la création «destinées à favoriser un redémarrage de l’activité à l’issue du confinement».

Les questions de distribution des masques, géographie du déconfinement, ne lèvent pas les incertitudes sanitaires, mais renvoient à l’amorce d’une reprise qui est aussi un enjeu économique pour les professions sanitaires libérales. Cette reprise est attendue par de nombreux acteurs, comme en atteste une position commune Medef-CFDT-CFTC, qui ont travaillé à l’encadrer en lien avec les règles sanitaires édictées par les pouvoirs publics.

L’interprofession agricole des fruits et légumes (Interfel) a fait part au «commissaire européen à l’Agriculture et au Développement rural, (de son-NDLR) souhait de voir réaffectés les fonds résiduels non consommés par la France du programme “Fruits et Légumes, et lait à l’école” pour les familles défavorisées».

Dépistage massif, brigades sanitaires, protocole sanitaire pour la reprise des écoles, les conditions sanitaires du déconfinement se dévoilent, même si les organisations professionnelles du secteur sanitaire exigent plus de précisions. Le secteur du sport est mis à mal par l’impossibilité de reprise à court terme. Cette reprise se prépare, en revanche, dans de multiples filières. Ce qui n’empêche pas un besoin d’aide publique complémentaire.

La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) informe de l’ouverture du «téléservice qui permet aux professionnels de santé dont l’activité s’est réduite du fait de la crise sanitaire actuelle de bénéficier d’une indemnisation».