Tests massifs, isolement des malades, mise en œuvre graduelle dans l’enseignement, les territoires, les secteurs d’activité… le plan de déconfinement du Gouvernement a été annoncé. Les organisations professionnelles du secteur sanitaire préconisent de la rigueur. La situation économique préoccupe toujours plus fortement syndicats d’employeurs et de salariés, appelés notamment à renégocier la convention d’assurance chômage.

Le dispositif d’aide aux courses décidé par les partenaires sociaux gestionnaires de l’Agirc-Arrco à l’attention des «retraités de 70 ans et plus fragilisés par la crise sanitaire» a déjà bénéficié à 5320 personnes.

La stratégie pour le déconfinement, présentée le 28 avril au Parlement, soutenue avec réserve par le Conseil scientifique, génère aussi bien des inquiétudes que des attentes des organisations professionnelles. La question économique est au cœur des préoccupations des professionnels de santé libéraux. Les syndicats de salariés estiment que le dialogue social est laissé pour compte.

CMA France et CCI France s’associent au ministère de l’Économie pour la mise en service «d’une cellule d’écoute et de soutien psychologique aux chefs d’entreprise», en accès gratuit. L’Association Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance (APESA) met ses psychologues adhérents au service du dispositif (n° vert: 0 805 65 505 0), lequel reçoit aussi le soutien d’Harmonie mutuelle.

La France se prépare au déconfinement: début de la distribution de masques grand public le 4 mai, mise en service d’applications de traçage, recommandations des autorités scientifiques sanitaires. Dans de multiples secteurs, la reprise d’activité est préparée et espérée d’urgence vu la dégradation des comptes de très nombreuses entreprises.

Le barreau de Paris a mis en place «un groupe de médiation d'urgence pour les entreprises, leurs associés et leurs salariés».