L'institution ordinale de la profession infirmière interpelle les pouvoirs publics afin que la vaccination lui soit permise. L'ONI, reprenant la recommandation de la Haute Autorité de Santé (2 mars 2021) d'étendre l'habilitation à vacciner aux «pharmaciens, (…) sages-femmes et (…) infirmiers», insiste plus particulièrement sur la question de l'accès aux «populations les plus isolées», pour lequel la profession est à même d'être un acteur clé. D'où sa double requête auprès du Gouvernement «d’ouvrir la prescription du vaccin aux infirmiers» et de «faciliter le déploiement du vaccin à domicile pour les personnes isolées». 

Communiqué ONI – 3 mars 2021

La fédération syndicale unitaire estime que les pouvoirs publics ne protègent pas assez les usagers et les personnels des établissements d'enseignement de l'épidémie et demande des mesures correctives. C'est ce qu'elle a rappelé lors d'un point sur la situation au ministère (2 mars 2021). La FSU constate que: «le ministère ne prévoit aucune autre mesure qu’une campagne de tests, sans préciser son organisation»; «les mesures prises en cas de découverte de cas de covid ne sont pas renforcées»; «rien n’est fait pour renforcer la protection sanitaire des personnels en améliorant notamment leur accès aux tests»; «aucune clarification n’a été apportée sur la campagne de vaccination». 

S'il est vrai que, conformément à sa demande, les pouvoirs pubics ont précisé que «les tests doivent être organisés et gérés par des professionnel-les et partenaires venant en renfort des personnels », le syndicat n'en attend pas moins «un cadre ministériel précis et concerté qui sécurise durablement l’ensemble de la communauté scolaire». Il réitère aussi sa demande d'un «recrutement de personnels supplémentaires» qui est loin d'avoir été satisfait par les «possibilités ouvertes en novembre dernier». Plus généralement il exige une «stratégie globale de lutte contre le covid».

Communiqué FSU – 2 mars 2021

Plusieurs syndicats professionnels du secteur sanitaire et social soumettent aux pouvoirs publics des propositions en vue d'assouplir les mesures Covid en Ehpad et unité de long séjour. Le principe d'un «pacte de responsabilité partagée» a fait l'objet d'un travail d'élaboration en commun par les organisations Fehap, FHF, Fnadepa, Fnaqpa, Uniopss, Cndepah, Ad-Pa.

Constat fait que «les EHPAD et USLD sont les premiers lieux collectifs en France où la grande majorité des personnes se trouve être vaccinée», le collectif estime nécessaire de «faciliter (…) le retour aux contacts sociaux qui sont essentiels à la qualité de vie des résidents» (visites en chambre, prise de repas, sorties…), sans négliger la «stricte application des gestes barrières», ni les «éventuelles mesures nationales prises face à une évolution défavorable de l’épidémie». Souhaitant que la même approche puisse être envisagée «pour les résidences services et (…) autonomie, ainsi que pour les établissements médico-sociaux du champ du handicap», les organisations souhaitent que les pouvoirs publics accélèrent «la vaccination de tous les professionnels» et organisent la distribution des vaccins de telle sorte que les établissements concernés puissentt en disposer au fil de l'eau». 

Communiqué commun Ad-Pa, Cndepah, Fehap, FHF, Fnadepa, Fnaqpa, Uniopss – 2 mars 2021

L'institution ordinale des experts-comptables considère que le plan de relance doit se compléter d'incitations fiscales à la reprise de la consommation. Pour le président du CSOEC Lionel Canesi, il faut «un choc de consommation pour préserver l’économie du pays et les emplois». Ce qui passe par des incitations «fiscale à utiliser son épargne» et «au patriotisme économique en consommant local» et, concrètement par le fait «d’autoriser les déblocages exceptionnels de l’épargne salariale sans condition d’utilisation, ou encore de permettre la donation sans droits et sans conditions d’usage, à hauteur de 50 000 euros, entre ascendants et descendants et collatéraux sans enfants, jusqu’à fin 2021».

Communiqué CSOEC – 1er mars 2021

Les structures d’accompagnement des personnes handicapées renforcent et harmonisent leur soutien à l’emploi dans les secteurs public et privé. L’Association pour la gestion du fonds d’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) et le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) prolongent les «aides exceptionnelles d’urgence jusqu’au 30 juin 2021». Mises en œuvre depuis le printemps 2000, ces aides s’adressent aussi bien aux «travailleurs indépendants (…) des secteurs en difficulté» qu’au personnel de la Fonction publique, inclus les personnes en alternance ou contrat d’apprentissage. Les deux organismes ont par ailleurs convenu de faire converger leurs dispositifs, pour «aboutir à une harmonisation (…) d’ici début 2022», mais qui permettent d’ores et déjà une «augmentation des montants pris en charge par l’Agefiph sur deux aides». 

Communiqué commun Agefiph, FIPHFP – 1er mars 2021

Vingt-six des principales institutions professionnelles de la culture appellent le Gouvernement à engager un déconfinement des activités, événements et établissements du secteur culturel. Elles souhaitent, plus prcécisément que se poursuivent «les négociations menées pour la réouverture progressive des établissements culturels et donner une véritable visibilité aux professionnels sur leur calendrier de reprise et, étape par étape, afin qu’ils puissent les anticiper et s’y préparer au mieux». Elles demandent aussi «d'accélérer la mise en œuvre des aides prévues par le plan de relance, (…) développer des mesures complémentaires pour accompagner (…)» et envisager, «par exemple, la mise en place de financements pérennes pour certains équipements des salles dans le respect des contraintes sanitaires». 

Après quasiment plus d'une année de mise sous le boisseau, ces institutions parmi lesquelles plusieurs sociétés de gestion des droits évoquent une «discrimination (par rapport à d'autres secteurs–NDLR) d’autant plus injustifiée que le Président de la République lui-même avait salué, en novembre dernier, le rôle majeur de la culture pour accompagner les Français dans cette période éprouvante» et que les chiffres relatifs à l'activité économique et l'emploi peuvent laisser craindre «une “génération sacrifiée” d’artistes et d’acteurs culturels». Elles soutiennent, par voie de conséquence, les «“expérimentations” dans certains secteurs du spectacle vivant récemment annoncées par les professionnels visant à sécuriser un modèle permettant la réouverture de ces lieux».

Communiqué ADAGP, CAMULC, CIPAC, Diagonal, FNCF, FEVIS, Les Forces musicales, FRAAP, L'ARP, MAP, PRODISS, Profedim, SACEM, SCAM*, SMA, SNSP, SOCL, SCPP, SNEP, SPPF, SRF, SYNDEAC, SNTP, Technopol, Théâtres privés, UPFI – 1er mars 2021