Le Collège de la médecine générale déclare avoir «découvert avec stupéfaction la note DGS-Urgent du 7 mars 2021 qui, en ouvrant la possibilité de vacciner aux pharmaciens, demande à ceux-ci de ne pas commander de vaccins pour les médecins généralistes cette semaine». L'institution professionnelle relève notamment que «les critères  de priorisation nécessitent encore de connaitre les comorbidités du patient, comorbidités qui leur seront difficile à connaître». Elle demande à la DGS de revenir sur «cette mesure aberrante». 

Communiqué CMG - 8 mars 2021

Le syndicat des entreprises du spectacle vivant estime l'occupation de lieux culturels par les professionnels salariés légitime et réclame des mesures publiques d'ampleur pour le secteur. Profedim dit partager leurs revendications, à savoir: «réouverture immédiate (…) associée à un protocole sanitaire responsable et adapté»; «année blanche pour les intermittents (…), ainsi que des solutions similaires pour les précaires, extra et saisonniers»; «abaissement du seuil d’accès à l’assurance-chômage pour les annexes 8 et 10»; «garantie des droits sociaux (…) en matière de formation, retraite, santé au travail, congés spectacles»; «mise en place d’un plan pour l’emploi (…) en concertation avec les organisations professionnelles et syndicales représentatives». 

Le syndicat réclame, en outre, «l’organisation prochaine d’un Conseil national des professions du spectacle, co-présidé par la ministre de la Culture et le Premier ministre», ainsi que l'abadon de la réforme de l'assurance chômage

Communiqué Profedim – 8 mars 2021

L'Assurance maladie constate que «les mesures de confinement mises en place à partir du 17 mars 2020 ont perturbé considérablement le recours aux soins». Elle enregistre en effet une évolution globale des remboursements de soins du régime général (anciens affiliés au RSI inclus) de +7% sur les douze derniers mois. L'Assurance maladie relève les progressions les plus fortes dans les analyses médicales (+54,6%), les indemnités journalières (+25%), les versements aux établissements de santé publics (+11,1%), les versements aux établissements médico-sociaux (+10,6%), les soins infirmiers (+8,2%) et les médicaments (+3,4%). Ses chiffres témoignent en revanche d'une baisse des dépenses dans les soins de masso-kinésithérapie (-12,2%), les transports (-9,2%), les soins dentaires (-8,9%), les soins de spécialistes (-6,6%) et les soins de généralistes (-6,2%). 

Communiqué Assurance maladie - 8 mars 2021

L'institution ordinale des infirmiers estime que les pouvoirs publics doivent clarifier la stratégie vaccinale et le rôle dévolu à la profession. L'ONI fait référence au «décret (5 mars-NDLR), traduisant dans la loi les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) au sujet de la vaccination anti-covid», lequel avis «ne donne (pas-NDLR) les moyens de participer à l’accélération de la vaccination» aux infirmiers et ne peut satisfaire à l'intervention auprès des personnes isolées. 

Afin de véritablement accélerer le process vaccinal, l'Ordre demande des mesures complémentaires: «donner aux infirmiers – comme aux pharmaciens, en plus des médecins – le rôle de prescription du vaccin»; «des dotations hebdomadaires (de vaccins-NDLR) pour les infirmiers qui exercent à domicile».

Communique ONI – 08 mars 2021

Le syndicat de la médecine libérale dénonce la décision des pouvoirs publics de prioriser la fourniture de vaccins en pharmacie au détriment des cabinets médicaux. Le SML fait référence à une décision du 7 mars 2021 du directeur général de la Santé inidquant que «pour la semaine du 8 mars, la commande ne sera ouverte que pour les besoins propres des officines, il ne sera pas possible de prendre des commandes pour les médecins», ce d'autant que «à aucun moment, les syndicats médicaux n’ont été informés de cette décision, y compris lors de la réunion hebdomadaire qui s’est tenue encore ce vendredi avec les équipes du ministère de la Santé».

Un chaos organisationnel sous gestion bureaucratique

Le syndicat, quelque jours auparavant, s'était inquiété du fait que «de nombreux adhérents (…), notamment en Rhône-Alpes, font remonter (…) que les doses de vaccins réservées chez leur pharmacien “référent” ne leur avaient pas été remises pour cause de non-livraison. Ces médecins, qui avaient planifié leurs rendez-vous de vaccination, ont été contraints de recontacter leurs patients pour leur dire de rester chez eux». Fustigeant le «chaos organisationnel qui règne depuis le début de la crise sanitaire», ainsi que «la bureaucratie qui complique l’approvisionnement des médecins en vaccins», le syndicat exige désormais «la démission du directeur général de la Santé».

Communiqués SML – 8 et 4 mars 2021

Le syndicat des biologistes médicaux s'interroge sur la stratégie réelle des pouvoirs publics en matière de dépistage et de vaccination. Le SDBio rappelle que récemment (4 mars), la Direction générale de la santé appellait l'ensemble de la biologie médicale à se mobiliser pour le «dépistage» de la population, tandis que les ARS devaient communiquer sur cette mobilisation. À ce jour, force est de constater, selon le syndicat, que la décision n'a pas été suivie d'effet. D'autre part, il déplore «le maintien à l'écart des biologistes médicaux dans la mobilisation pour la vaccination», alors même que «nous offrons toutes les garanties de compétences et de logistiques pour venir renforcer le dispositif».

Communiqué SD Bio – 8 mars 2021