Plusieurs fédérations s'alarment de la situation de précarité des étudiants et demandent un financement public pour résrober la «précarité menstruelle». Cette requête intervient suite à une «enquête réalisée auprès de 6 500 étudiants de 18 à 25 ans» par la Fédération des associations étudiantes (Fage), l'Association nationale des étudiantes sage-femme et l'Association fédérative des étudiants de Poitiers, qui a mis à jour que la crise actuelle se traduit par un renoncement croissant des étudiantes à se fournir en protections hygiéniques adaptés.

Les associations se mobilisent, certes, pour aider, mais constatent que si «un budget de 5 millions d’euros est dès à présent alloué par l’Etat pour lutter contre ce phénomène», «les fonds ne sont malheureusement pas fléchés vers les étudiants». Elles demandent donc une éventuelle prise en charge par la sécurité sociale, sur la base d'une «aide financière calculée sur les frais réels engendrés par les menstruations», ainsi que des mesures telles que «la sensibilisation et (…) la prévention sur les règles et les maladies qui y sont associées, dans un cadre scolaire, (…) périscolaire et universitaire ; l’obligation pour les entreprises de rendre publique la composition des protections et la révision des normes sanitaires et l’interdiction des produits nocifs au niveau français et européen».

Communiqué commun Fage, Anesf, Afe Poitiers – 8 mars 2021

Les ordres professionnels de santé insistent sur la nécessité que les soignants, en ehpad comme à l'hôpital, montrent l'exemple en matière de vaccination. C'est d'une «seule voix» que les présidents des institutions ordinales de médecins (CNOM), pharmaciens (CNOP), dentistes (CNOCD), sages-femmes (CNOSF), infirmiers (ONI), kinésithérapeutes (CNOMK) et pédicures (CNOPP) rappellent aux professionnels que «cela relève de leur devoir déontologique (…) et parce qu’il est impératif qu’ils puissent eux-mêmes se protéger contre le virus, ainsi que leurs proches, et freiner la propagation de l’épidémie». 

Les ordres soulignent aussi que «tous les professionnels de santé peuvent aujourd’hui avoir accès au vaccin, quel que soit leur âge et leur état de santé» et que «le vaccin Astra Zeneca, qui est proposé aux soignants les plus jeunes et en bonne santé, est sûr et son efficacité est amplement démontrée». 

Communiqué commun CNOM, CNOP, CNOCD, CNOSF, CNOMK, CNOPP – 7 mars 2021

Les syndicats professionnels de l'hôtellerie se disent rassurés par les échanges avec les pouvoirs publics conernant la reprise d'activité et, entre autres, la réouverture des établissements. La rencontre de travail entre le GNC, le GNI, le SNRTC, l'UMIH, et les autorités gouvernementales (5 mars 2021), a en effet permis «de donner des perspectives en termes de dates et de modalités, en particulier sur le protocole sanitaire et l’accompagnement financier des entreprises»: modalités de réouverture (pas d'échéancier, mais allègement du protocole sanitaire), maintien des aides (activité partielle), assouplissement des conditions bancaires (échéances de prêt, frais).

Le Premier ministre juge par ailleurs que «le projet de rapprochement entre les 4 organisations professionnelles» est «une chance pour le secteur et permettra d’être toujours plus efficace».

Communiqué commun GNI, GNC, SNRTC, Umih – 6 mars 2021

Le syndicat de médecine libérale interpelle le ministre de la Santé à propos de la vaccination des professionnels de santé, dont l'inefficacité est imputable aux pouvoirs publics. L'UFMLS déplore, certes, que «de trop nombreux soignants ne sont pas vaccinés, certains d’entre eux ne le veulent pas et cela n’est pas compatible avec leur engagement auprès des patients». Mais l'organisation prend soin de rappeler les manquements à la sécurité de ces personnels depuis le début de l'épidémie, en dépit de leurs demandes: carence d'équipements de protection, d'où de nombreuses contaminations, des décès, refus de tests… sans oublier que «de nombreux soignants n’ont pu accéder à la vaccination». 

S'il préconise de recourir éventuellement à «l'obligation» vaccinale pour les «soignants exerçant en établissements», le syndicat estime que «la prise de conscience doit se faire en interne, service par service» mais aussi et surtout que, les professionnels ne demandent qu'à avoir les vaccins à disposition pour pouvoir vacciner et se vacciner.

Commuiqué UFMLS – 6 mars 2021

L'assemblée permanente des CCI insiste auprès de Gouvernement comme des consommateurs sur la nécessité d'apporter une aide aux commerces. Réagissant à l'intervention du Premier ministre (4 mars 2021), CCI France salue «la gestion équilibrée du Premier ministre (…), qui fait confiance aux territoires et s'adapte régulièrement et pragmatiquement aux évolutions de l'incidence du virus sans pour autant sacrifier toute l'économie». La tête de réseau des CCI se félicite, en particulier que «le confinement n'ait pas été retenu pour la quasi-totalité des départements sous surveillance renforcée». 

Pour autant, le réseau consulaire juge nécessaire «un calendrier de réouverture des commerces dans les centres commerciaux ainsi que dans les grands magasins qui sont concernés par les nouvelles mesures de fermeture», ainsi que des «aides (…) immédiates et faciles d'accès» pour les salariés impactés. Appel est aussi lancé à une «mobilisation citoyenne de tous» en faveur des commerces.

Communiqué CCI France – 5 mars 2021

La caisse nationale de sécurité sociale prendra toute sa part au plan «1 jeune, 1 solution» qui doit permettre de soutenir l'accès à l'emploi des jeunes. Ce sera l'objet de la «convention» que la CNAM Ameli et l'Ucanss signeront le 10 mars 2021, et quoi doit conforter l'appel aux «300 organismes locaux (de l'assurance-maladie) à poster des offres sur www.1jeune1solution.gouv.fr». L'éventail du recrutement couvre les «CDI, CDD, alternance, service civique».

Communiqué CNAM-Ameli – 5 mars 2021