L’organisation professionnelle représentant le mouvement HLM fait part de son inquiétude pour la production de logement du fait de la pénurie de matériaux. 

L’USH ne peut que regretter, à cet égard, «la baisse structurelle et continue, ces dernières années, des capacités de production européennes, et singulièrement françaises». En tout état de cause, la production de logements sociaux pourrait être très impactée par «la pénurie de bois et d’acier» et, corrélativement, par «le coût de la construction et de la rénovation», «une moindre prévisibilité des coûts de production». L’union s’engage donc «activement (dans-NDLR) la médiation nationale lancée par le ministre de l'Economie (…) aux côtés des fédérations professionnelles» et «accompagne (…) une démarche de concertation locale entre acteurs régionaux, pour favoriser la mise en place de solutions opérationnelles adaptées aux spécificités de chaque territoire».

Communiqué USH – 16 juin 2021

Pour le syndicat Coordination rurale, une rémunération au juste prix des producteurs agricoles français impose de mieux réguler les importations, en particulier celles de produits ne respectant pas les normes européennes. 

La CR appuie notamment sa requête sur le rapport de «l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM), qui (…)  avance pour la France une augmentation des prix à la consommation supérieure à celle de l’inflation», ainsi que sur les «données de FranceAgriMer, (via lesquelles-NDLR) on observe (…) que pour des produits identiques les prix à l’import sont très souvent supérieurs aux prix à l’export».

Faire appliquer la loi EGAlim

Le syndicat avait alerté par courrier (1er juin 2021) le ministre de l’Agriculture sur la non-application de l’article 44 de la loi EGAlim «qui permet d’interdire les importations de denrées alimentaires qui ne respectent pas les normes de production européennes relatives aux produits phyto-pharmaceutiques et vétérinaires, et les exigences d’identification et de traçabilité». Il lui paraît nécessaire que les pouvoirs publics soient «ambitieux», mettent un frein aux «importations toxiques et prédatrices» pour favoriser, plutôt, «les installations d’agriculteurs». Et de rappeler que «tant qu’on ne se penchera pas sur cette problématique qui inhibe toute volonté de régulation des marchés, toutes les observations, les rapports, les réunions et même les lois franco-françaises n’amélioreront pas la rémunération des producteurs». Dans la même logique, doit s’imposer une «transparence totale sur les pratiques de tous les maillons de la transformation mais aussi des distributeurs qui organisent et pratiquent» ces importations. 

Communiqués Coordination rurale – 15 et 2 juin 2021

Le rapport de l’observatoire des prix et des marges agricoles conforte les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes agriculteurs dans leur exigence d’un renforcement de la loi EGAlim.

Ainsi que le rappellent les deux organisations «ce rapport est un rappel cinglant de la réalité de la répartition de la valeur au sein de la chaîne alimentaire» et il doit motiver les parlementaires, alors que se discute « la proposition de loi visant à protéger le revenu des agriculteurs», à donner plus de force à la loi EGAlim. Une loi dont les «outils (…) ont permis de mettre fin à la spirale déflationniste en magasins» mais qui se révèle inopérante en ce qui concerne «la construction du prix en marche avant», ce alors que les coûts de production augmentent» de telle sorte que «les marges se restaurent au profit de la seule grande distribution – sans même la prise en compte totale de l’effet covid, qui lui a été favorable».

Pour la FNSEA et JA, il faut aller au-delà des propositions de la mission Besson-Moreau, même si elle «propose des outils clairs». Acter une «contractualisation efficace et rémunératrice» impose de «ne pas faire l’impasse sur un renforcement de l’élaboration, la diffusion et la prise en compte des indicateurs de coût de production dans les contrats», «conserver la sécurisation du prix de la matière première agricole dans la négociation à l’aval».

Communiqué commun Fnsea-JA – 15 juin 2021

Le syndicat FSU émet de fortes réserves sur le plan de formation des personnels du ministère de l’Education à la laïcité. 

La Fédération syndicale unifiée déplore en effet que «Dans un contexte où la formation initiale et continue des personnels est exsangue, un tel plan, s’il n’est pas financé, en restera aux effets d’annonce» et juge le plan contradictoire avec «la suppression de l’observatoire de la laïcité qui avait pourtant eu un rôle majeur et reconnu de tous en termes d’information et de formation». De plus, elle «s’inquiète d’une approche de la question de la laïcité sous le seul angle des “atteintes” à ce principe», et du risque de « convoquer ces valeurs et ce principe pour prétendre les réaffirmer dans des usages politiques». 

Pour la FSU, «la laïcité est une construction philosophique, politique et juridique» et «notre service public doit respecter la liberté d’opinion et d’expression de toutes et tous(…) à l’abri des pressions idéologiques, confessionnelles, économiques ou politiques». En tout état de cause, c’est à l’ensemble du secteur public qu’il faudrait étendre le plan de formation.

Communiqué FSU – 15 juin 2021

La Fédération syndicale unitaire apporte son soutien aux professionnels du planning familial et défend le droit à l’avortement. 

La FSU dénonce avec force plusieurs attaques contre plusieurs centres de planning familial. Exigeant «que toute la lumière soit faite sur les commanditaires  (…) de ces attaques et que des sanctions soient prononcées», le syndicat estime que «le droit à l’avortement doit être renforcé. Il est nécessaire d’allonger les délais d’accès et d’améliorer significativement son déploiement sur l’ensemble du territoire».

Communiqué FSU – 15 juin 2021

Les organisations de la filière vitivinicole se félicitent de la «suspension pour une période de 5 ans des sanctions issues des différents Airbus/Boeing». Elles rappellent qu'en mars dernier «les parties s’étaient accordées sur une suspension provisoire de 4 mois des surtaxes de 25% qui frappaient notamment les vins français et les eaux de vie de vin». C'est avec «soulagement» qu'elles accueillent ce nouvel accord qui «va permettre de redonner à nos viticulteurs et entreprises de la visibilité et des perspectives positives sur le premier marché de consommation». Elles appellent les autorités tant européennes qu'américaines «à profiter de ce nouvel esprit de coopération pour (…) résoudre définitivement ce conflit».

Communiqué CNAOC, VCF, VIF, VinIGP, JA, FNSEA - 15 juin 2021