La fédération syndicale de Force ouvrière préconise plutôt une hausse de salaire qu’une prime pour les «premiers de corvée» de la crise. La FEETS-FO, qui avait estimé à l’annonce de la prime, qu’elle ne «saurait servir de solde de tout compte», réaffirme cette exigence suite à son appel aux employeurs, resté sans réponse, à ce qu’elle soit immédiatement versée à tous les salariés de la branche propreté. Pour le syndicat il faudrait «une augmentation du Smic qui impulserait une revalorisation des minimas conventionnels».

Communiqué FEETS-FO – 23 avril 2021

Les syndicats professionnels agricoles font part de leurs réserves sur le fonds de solidarité destiné à soutenir les producteurs impactés par l’épisode de gel d’avril 2021.

Pour la Confédération paysanne, l’aide annoncée de 1 milliard d’euros est insuffisante «au regard de l'ampleur des dégâts (…) et des conséquences à moyen et long termes», source «d’inégalités, car elle risque de laisser de côté les paysan.nes ayant déjà subi des aléas lors des années précédentes (cas des calamités) et/ou permettant de dégager des revenus faibles (cas des exonérations sociales)». Concernant les cotisations sociales, la Conf’ estime qu’ «il serait plus juste d'aider les paysannes et paysans à les payer plutôt que de risquer de grever les comptes de la MSA et de fragiliser la protection sociale des paysannes et paysans».

Au-delà de l’urgence, la nécessité d’un système assurantiel pérenne

De plus, les aides ne devraient pas relever de la seule «solidarité nationale» mais aussi de «tous les acteurs de l'amont comme de l'aval qui font des bénéfices sur la production des paysannes et paysans», ce pourquoi elle réitère sa proposition de création d’un«fonds mutuel et solidaire».

Le Modef juge aussi le montant d’aide insuffisant. Il préconise, pour le long terme, un «régime d’assurance mutuel aléas climatiques et sanitaires» mobilisant l’ensemble des acteurs et encadré par l’État. Dans l’urgence, il plaide pour «un prêt relais à taux zéro, une année blanche sur les cotisations sociales et les emprunts».

Pour les syndicats de la filière viticole (Cnaoc, Vignerons indépendants, Vins IGP, Coopération agricole-VCF), ainsi que pour les généralistes FNSEA et Jeunes agriculteurs, «l’urgence pour accompagner les exploitations et les entreprises en difficulté, le moyen terme pour l’investissement dans des outils de prévention et enfin le long terme pour trouver des solutions assurancielles plus pérennes», «vont dans le bon sens». Mais ils se disent attentifs aux «éléments techniques» permettant de «les mettre en oeuvre dans des conditions qui permettent leur efficacité». La nécessité «d’ouvrir enfin le dossier de la prévention et de la gestion des aléas climatiques» s’impose.

La Confédération des PME salue «la mise en place d’un fonds d’urgence pour les agriculteurs ouvert aux entreprises d’aval sur le modèle du fonds de solidarité» tout en souhaitant que l’exonération de charges sociales s’applique aussi à ces entreprises.

Communiqué Confédération paysanne–22 avril 2021; Communiqué Modef –20 avril 2021; Communiqué commun Cnaoc, Coopération agricole-VCF, Vignerons indépendants, CVIGP, FNSEA, JA; Communiqué CPME – 19 avril 2021

Le syndicat CGT réaffirme son opposition au projet de loi 4 D porté par le Gouvernement, qu’il juge notamment contraire aux «principes républicains d’égalité d’accès et de continuité du service public». Pour la CGT, le projet de loi «Différenciation, décentralisation, déconcentration et décomplexification» est d’autant moins acceptable qu’il «n’a fait l’objet d’aucun débat constructif et utile avec les organisations syndicales et, particulièrement, dans les lieux d’intervention en territoire imposés par l’État. Ni au niveau interprofessionnel, ni dans les secteurs les plus directement impactés». Et ce alors qu’il apportera des recul majeurs: «mise en concurrence des territoires», «organisations et règles différentes selon les territoires» via des «transferts de compétences» multiples («routes nationales, petites lignes ferroviaires et gares, transition écologique (…), urbanisme et logement (…) santé (…), cohésion sociale».

«Ce projet est dangereux ! Il n’est bon ni pour les usagers, ni pour les personnels concernés. Il impactera négativement le développement industriel, l’environnement et l’aménagement des territoires, dans leur diversité, avec de graves conséquences économiques et sociales. Il doit être retiré» souligne encore la CGT.

Communiqué CGT – 22 avril 2021

L'Union des entreprises de proximité (U2P) publie ses propositions pour les élections régionales et départementales sur les trois thèmes des parcours professionnels, des enjeux économiques dans le contexte de transition écologique et du dialogue social décentralisé dans l'artisanat, le commerce de proximité et les professions libérales. Elle plaide notamment pour une logique de consultation, de coopération et de partenariat renforcés sur ces thèmes clés entre les collectivités territoriales et les institutions professionnelles (U2P, OPCO, commissions paritaires régionales…).

Élections régionales et départementales: Propositions de l'U2P à l'attention des candidats - 2021

L'Union des employeurs de l'économie sociale et solidaire (UDES) propose un train de mesures dans la perspective des prochaines élections régionales. L'organisation professionnelle d'employeurs considère en effet que «les régions doivent favoriser l'innovation sociale et accompagner le développement d'une économie plus résiliente et moins soumise aux aléas économiques et financiers».

Elle formule ainsi de nombreuses propositions concrètes autour de six axes: «renforcer la gouvernance de l'ESS (économie sociale et solidaire-NDLR) dans les régions»; développer la formation et l'accès à l'emploi dans les ESS; mieux coordonner à l'échelon régional les administrations impliquées dans l'organisation sanitaire; s'appuyer sur les ESS «pour relocaliser les emplois, accélérer les transformations et encourager l'innovation locale»; «favoriser l'aménagement du territoire, l'économie circulaire et la transition écologique»; davantage mobiliser les fonds européens au bénéfice des ESS.

On peut citer parmi les dispositifs préconisés par ce programme une délégation et d'une «task force ESS» au sein des conseils, un guichet unique de la formation professionnelle dédié à l'ESS, un fonds de soutien «destiné aux Projets et emplois associatifs d'utilité sociale (PREAU)», des centrales d'achat régionales pour les équipements de protection sanitaire, des «aides directes aux employeurs en quasi fonds propres»… Hugues Vidor, président de l'UDES, rappelle à cette occasion que «les conseils régionaux sont des acteurs incontournables pour le développement de l'ESS et le soutien des employeurs dans les territoires».

Communiqué UDES - 22 avril 2021

La fédération des services de la CFDT refuse de signer, en l’état, l’avenant à la convention collective de la branche grande distribution. Le syndicat rappelle que 3 organisations syndicales refusent les propositions de la chambre patronale, non sans avoir «tout tenté pour rester ouverts à la négociation», et constat fait que celle-ci a imposé «la fin des négociations alors que des thèmes étaient encore en suspens».

La CFDT-Services récuse «un manque de lisibilité dans la consultation des textes», le fait d’instaurer comme «règle, la possibilité de proposer aux salariés des formations sur le Plan de développement de compétences (PDC) hors temps de travail» et, plus généralement, de «faire fi du respect élémentaire des règles du dialogue social».

Communiqué CFDT Services – 21 avril 2021