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Intersyndicale anti réforme de la fonction publique
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Une intersyndicale de la fonction publique demande l’abrogation de la réforme de la fonction publique et l’application de mesures plus bénéfiques pour les agents. Regroupant la CGT-FDFP, la Fédération autonome-FP, la FSU Territorial et Sud-CT, l’intersyndicale considère que «cette loi organise l’affaiblissement des services publics locaux, casse le statut de la Fonction publique et précarise les agents», non sans rappeler que «les agents de proximité ont montré leur rôle essentiel depuis plus d’un an assurant (…) la continuité des services publics et ont été en première ligne autant sur le plan sanitaire que social».
Elle entend appeler à mobilisation pour obtenir «l’abrogation de la loi» et diverses mesures: «respect des accords locaux concernant le temps de travail», «respect du droit constitutionnel (…) de pouvoir se mettre en grève», «maintien et le renforcement des CHSCT en tant qu’instances de plein exercice».
Communiqué commun CGT-FDFP, FA-FP, FSU Territorial, Sud-CT – 21 avril 2021
L’industrie agroalimentaire exige un prix rémunérateur
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Les syndicats professionnels de la filière agroalimentaire appellent à une révision de la loi EGAlim intégrant une juste rémunération des fournisseurs. Pour l’ANIA, Ilec et la FEEF, les résultats des négociations commerciales communiqués par le Médiateur des relations commerciales agricoles démontrent que «la destruction de valeur se poursuit : – 0,3 %, malgré la flambée des prix de certaines matières premières agricoles». Et ce alors que «les entreprises alimentaires avaient besoin d’une revalorisation de 3 % en moyenne pour couvrir leurs coûts». Le «retour à une inflation raisonnée et cohérente» doit s’envisager dans le cadre d’une révision de la loi EGAlim «qui contienne les mesures appropriées à un renforcement du tarif fournisseur».
Communiqué commun Ania, Ilec, FEEF – 21 avril 2021
Les syndicats ont recours au Conseil d’État à propos du décret sur l’assurance chômage
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Plusieurs syndicats de salariés annoncent vouloir saisir le Conseil d’État concernant le décret de mars 2021 pris en application de la réforme de l’assurance chômage.
La CFDT considère en effet que celui-ci «fait apparaître plusieurs points de contestation»: «inégalité de traitement entre deux demandeurs d’emploi» (salaire journalier de référence), «risque de discrimination indirecte au détriment des salariés en arrêt» (maladie, congé parental, activité partielle). Réaffirmant que «le chômage n’est pas un choix», le syndicat «publiera en juin un livret de témoignages de demandeurs d’emploi» collectés dans la cadre de sa campagne «CFDT Solidarité chômage».
Force ouvrière «confirme qu’en tout état de cause elle a d’ores et déjà décidé de contester à nouveau cette réforme devant le Conseil d’État», mais souhaite que «au titre du dialogue social tant invoqué» par le Gouvernement, celui-ci renonce «à cette réforme, la priorité devant aller à la préservation des emplois, à l’arrêt des licenciements et à la relance de l’activité économique créatrice d’emplois».
Dans un courrier à la ministre du Travail, la CFTC évoque également le recours à l’instance juridictionnelle si le décret du 30 mars 2021 n’est pas ajusté concernant la baisse du «salaire journalier de référence» liée à la «neutralisation des périodes de maternité, de maladie ou d’activité partielle», ainsi qu’à propos des «droits rechargeables», dont la confédération souhaite qu’ils soient maintenus à «4 mois».
L'Union nationale des syndicats autonomes indique que «si les éléments correctifs apportés ne sont pas significatifs, (elle-NDLR) saisira le Conseil d’État». L'abrogation de la réforme qu'elle plaide «en raison d’inégalités de traitement entre les demandeurs d’emploi et de la dégradation du régime d’indemnisation» se justifie d'autant plus du fait de la «crise économique».
Communiqué Unsa – 21 avril 2021; Communiqué CFDT; Communiqué FO; Communiqué CFTC – 15 avril 2021
Les syndicats sur le front du 1er Mai contre la réforme de l’assurance chômage
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Les syndicats CGT et Solidaires placent au cœur du traditionnel 1er Mai la mobilisation contre la réforme de l’assurance-chômage. La CGT dénonce «l’arrêt, à fin mai, des prolongations de droits pour les privés d’emploi dont les droits arrivent à terme pendant le confinement, alors qu’on ne connaît toujours pas la fin des restrictions de l’activité» et le fait qu’il n’y ait eu «aucun report des jours d’allocation utilisés pendant la durée des confinements».
La recherche injuste d’économies sur le dos des salariés
Une situation qui va s’aggraver avec «l’entrée en vigueur, au 1er juillet, de la réforme voulue par le Gouvernement qui va entraîner la baisse dramatique des allocations chômage pour 1,15 million de personnes, puis encore plus de 500000 personnes à une date indéterminée en 2022». La Confédération réitère son exigence du «retrait de la réforme», qu’elle exprimera à nouveau le 1er Mai.
Pour l’Union syndicale Solidaires, «le Gouvernement s’en prend aux maigres revenus de la population la plus précaire et fragile (…) pour faire quelques milliards d’économies alors qu’il injecte 100 milliards d’euros au bénéfice en très grande partie des entreprises, sans combattre réellement le chômage». Le syndicat appelle à mobilisation le 1er Mai pour demander «l’abrogation de cette réforme et du décret contrôle des chômeurs de décembre 2018», ainsi que pour réaffirmer plusieurs exigences relatives à la fin des «suppressions d’emplois», à la hausse des revenus minimaux (Smic, RSA, indemnités), au temps de travail. Solidaires exige aussi l’«instauration d’un statut des salarié-es et ainsi la garantie de la continuité du salaire entre deux emplois, financé par le patronat et les actionnaires».
Les deux organisations mobiliseront également le 23 avril 2021.
Communiqué CGT; Communiqué Solidaires – 20 avril 2021
Les infirmières ne veulent pas être dépossédées par les aides-soignants
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Le syndicat Convergence infirmière refuse la réingénierie du diplôme d’aide-soignant qui aboutirait à transférer des missions d’une profession vers l’autre. Le syndicat fait référence à «un projet d’arrêté» récent pris par les pouvoirs publics sans que la profession infirmière ait été «concertée». Son diagnostic: «Transférer certains de nos actes aux aides-soignants et leur attribuer des actes dont les infirmières et les infirmiers libéraux ne disposent pas en autonomie dans leur rôle propre est une dérive assumée et décomplexée vers une médecine à bas coûts». Convergence infirmière entend mobiliser (par courrier) «les députés et les sénateurs ainsi que les associations de patients afin de les alerter» et demande «un rendez-vous au ministre de la Santé afin de lui présenter nos propositions issues des réalités de terrain».
Communiqué Convergence infirmière – 20 avril 2021
Proposition Besson-Moreau et loi EGAlim: approuvé sous réserves
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La proposition de loi Besson-Moreau visant à conforter la loi EGAlim est perçue favorablement par les syndicats agricoles et agro-alimentaires… Sous réserve d’améliorations.
La FNSEA et Jeunes Agriculteurs jugent que «cette proposition de loi arrive à point nommé» et «traite de nombreux sujets» qui leur important : «consolidation législative sur la contractualisation, (…) transparence et (…) sécurisation du prix de la matière première agricole dans les négociations commerciales, (…) étiquetage de l’origine, (…) dispositif permettant de trancher les litiges et un encadrement de toutes les formes de braderies».
Pas d’avancée sans indicateur des coûts de production
Toutefois, «le législateur ne pourra faire l’impasse sur le renforcement des indicateurs de coûts de production», et il faudra veiller à «ce qu’il n’y ait aucune forme possible de contournement de la sécurisation de la part agricole du tarif du fournisseur».
La Confédération paysanne porte son attention sur plusieurs avancées: «un arbitrage public des relations commerciales», à travers un «Comité de règlement des différents commerciaux» (CRDC)»; «la contractualisation entre producteur et 1er acheteur obligatoire»; «sortir le prix des matières premières agricoles du cadre de la négociation tarifaire entre les industriels et les distributeurs». Toutefois, «sur la prise en compte des coûts de production, le compte n'y est pas», ce tandis que «rien n'empêchera les industriels d'imposer des prix bas à leurs fournisseurs paysans afin d'accroître leurs marges».
Pour la Coordination rurale, la «proposition de loi (…) n’aura pas plus d’effets positifs que la loi ÉGAlim». Notant que «la rémunération de ces derniers (les agriculteurs-NDLR) n’est évoquée que dans le titre du projet», l'organisation plaide pour «une loi contraignante assurant des prix rémunérateurs supérieurs aux coûts de production (…). La contractualisation obligatoire dans tous les secteurs agricoles n’est pas la solution».
Plaidoyer pour un renforcement du tarif fournisseur
Du côté de l’Ania, de la Coopération agricole, de la Fédération des entreprises de France et de l’Institut de liaisons des entreprises de consommation, on salue «l’ambition de mettre fin à (la-NDLR) guerre des prix portée par cette proposition de loi», mais on indique que «sanctuariser les seules matières premières agricoles sans sanctuariser les coûts de transformation ne produira qu’un seul effet: l’affaiblissement du maillon industriel dans les négociations commerciales avec les distributeurs». Il faut donc aussi envisager «le renforcement du tarif fournisseur». Un argument que les organisations souhaitent faire-valoir auprès du ministre de l’Agriculture auprès duquel elles sollicitent un rendez-vous.