L'Union des métiers de l'hôtellerie constate une détérioration dramatique de l'activité pour cause de crise sanitaire et déplore, surtout, le manque de soutien public et des banques et assurances. Selon l'UMIH, «les derniers chiffres de l’activité hôtelière pour janvier 2021 sont alarmants et sans précédent dans l’histoire de la profession», et de préciser «voilà le drame des presque 18000 hôteliers français: leurs établissements sont juridiquement ouverts mais économiquement fermés». Le syndicat professionnel estime que «cette réalité est niée par le Gouvernement. La situation devient intolérable quand nous voyons à l’inverse d'impétueux groupes nationaux et/ou mondiaux sans vergogne, s'enrichir de notre misère».

Un état de fait imputable notamment à: un prêt garanti par l'État, mais qui «reste de la dette, qui plombe les bilans des entreprises et (…)met en péril la capacité future d’investissement et d’innovation», ce tandis que «les banques refusent de repousser leurs échéances de prêts bancaires», et que «les assureurs renâclent toujours à indemniser (et) vont jusqu’à imposer la signature d’avenants pour supprimer ces clauses “pandémie” ou “fermeture administrative”». En outre l'accès au fonds de solidarité et aux aides n'est pas simple. 

Communiqué UMIH – 12 février 2021

Le syndicat professionnel des prothésistes dentaires signe un partenariat avec les pouvoirs publics pour la mise en œuvre du plan «1 jeune, 1 solution», destiné à soutenir les jeunes générations dans le contexte de la crise sanitaire, économique et sociale. L'UNPPD s'engage, à ce titre «à ce qu’au moins 350 laboratoires de prothèse dentaire rejoignent le mouvement “les entreprises s’engagent” pour les jeunes dans les prochains mois, en partageant leurs intentions de recrutement», en contrepartie de l'accessibilité au plan de relance de la profession. 

Communiqué UNPPD, ministère du Travail, ministère de l'Économie – 11 février 2021

La fédération des hôpitaux publics signe l'accord sur la revalorisation salariale consécutive au «Ségur de la santé» dans le secteur public sanitaire, mais souhaiterait une extension aux établissements médicosociaux autonomes, en particulier du secteur handicap. Pour la Fédération hospitalière française, «l’extension du complément de traitement indiciaire (CTI) de 183€ à l’ensemble des professionnels exerçant dans des structures rattachées à un établissement public de santé ou un EHPAD public (notamment les SSIAD, les structures d’addictologie, les CAMPS, les FAM, les MAS, etc)», constitue une «mesure positive» qui apporte une «cohérence d'éligbilité (…) pour l’ensemble des professionnels d’un même établissement». 

Pour autant, l'organisation professionnelle hospitalière estime nécessaire qu'en bénéficient également «20000 professionnels des établissements médicosociaux autonomes, en particulier du secteur handicap». Elle sera attentive à la poursuite de la mission Laforcade, dont les «membres ont conduit avec beaucoup de disponibilité et de rigueur la négociation et les travaux qui ont permis d’aboutir à l’accord» sur le CTI, mais aussi à «la qualité des travaux de mise en œuvre du pilier ressources humaines du Ségur de la Santé».

Communiqué FHF – 11 février 2021

Pour les organisations professionnelles du voyage et du tour operating, l'établissement d'un certificat sanitaire digital serait une solution pour permettre la relance de l'activité. Les Entreprises du voyage et le Syndicat des tour-opérateurs (Seto) considèrent en effet qu'à ce jour «rien ne prouve l'efficacité de la fermeture des frontières imposées par la France: (qui-NDLR) ne ralentit pas depuis deux semaines la propagation des “variants”», et que de plus elle n'est pas appliquée rigoureusement (exemption de test pour les transfrontaliers, tests PCR non contrôlables pour les usagers des voitures…). Parallèlement, «il est nécessaire de faciliter les déplacements indispensables à l'économie», ce tandis qu'i n'est pas «concevable d'espérer une harmonisation des politiques» étatiques. 

C'est pourquoi, les EDV et le Seto suggèrent la création d'un «certificat sanitaire digital», qui aurait l'avantage de fournir des informations à jour, d'être facilement consultable, digne de reconnaissance à l'image du «coronapass” danois», et qui ne «revient pas à se substituer à une politique publique» vu que chaque gouvernement est «libre de fixer les conditions (sanitaires-NDLR) d'accès à son territoire».

Communiqué commun EDV, Seto – 11 février 2021

Le Collège de la médecine générale a élaboré une fiche pratique détaillée pour préparer les médecins généralistes au lancement de la vaccination avec le vaccin AstraZeneca®. Il précise néanmoins qu'en dehors «de la logistique particulière, cette vaccination rentre dans les habitudes des médecins généralistes qui pratiquent quotidiennement la vaccination».

Communiqué Collège de la médecine générale - 11 février 2021

L'annonce d'un maintien du crédit d'impôt pour les services non exclusivement dispensés à domicile réjouit le syndicat professionnel des entreprises de services à la personne. La Fedesap, qui s'était fait le défenseur, auprès des pouvoirs publics, du maintien de ce crédit au titre de la déclaration de revenus 2020, salue «une décision extrêmement positive en pleine crise sanitaire, car le portage de repas à domicile, le transport de personnes âgées vers les lieux de vaccination ou encore l’accompagnement des enfants à l’école sont plus que jamais essentiels» du fait de la crise sanitaire. L'organisation professionnelle souligne aussi que le crédit d'impôt constitue un «véritable bouclier contre le travail dissimulé».

L'annonce des pouvoirs publics intervient après que «le Conseil d’État a jugé que seuls les services effectués au domicile du contribuable ouvraient droit au crédit d’impôt», ce qui impliquera de procéder «dans le cadre d’une prochaine loi financière, à une validation législative de son interprétation de l’article 199 sexdecies sur les activités de SAP» précise encore la Fedesap.

Communiqué Fedesap – 11 février 2021