L’union syndicale Solidaires considère que le grand débat voulu par le Président de la République n’est pas crédible et se refuse à «palabrer pendant des mois pour noyer le poisson» et à se laisser «abuser par des débats sur l’immigration ou la laïcité qui visent uniquement à détourner ceux et celles qui travaillent et sont  dans la rue depuis plusieurs mois». L’organisation syndicale réaffirme la nécessité d’une «transformation en profondeur de la société», synonyme «d’augmentation des salaires», de «réforme fiscale redistributive», «d’arrêt des fermetures de services publics», de «mesures fortes et rapides qui s’attaquent au système pollueur».

Communiqué Solidaires – 15 janvier 2019

Le Syndicat des biologistes considère que le plan gouvernemental en faveur de la transformation du système de santé s’avère «être en résonance avec les atouts et les apports des biologistes médicaux de ville: proximité, prévention et dépistage, pertinence des soins, individualisation de la prise en charge, coordination de l’équipe de soins autour du
patient». Son président François Blanchecotte indique toutefois que «pour que les biologistes médicaux jouent pleinement leur rôle dans le nouveau système de santé en construction, il est nécessaire de faire évoluer le cadre législatif, réglementaire et conventionnel». D’où l’édiction de 4 propositions adressées aux pouvoirs publics, et relatives à: la levée «des freins réglementaires à leur pleine coopération avec les autres professionnels de santé du territoire»; la prise en compte dans la convention monoprofessionnelle de l’implication individuelle des professionnels dans les politiques de soin et de partage d’information; «la mise en place d’une rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) individualisée»; la possibilité pour les biologistes comme pour les laboratoires d’être «référents pour les hôpitaux de proximité».

Communiqué SD Bio – 15 janvier 2019

La Fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viandes en appelle aux distributeurs pour qu’ils accompagnent«les entreprises françaises de charcuterie dans (leur) démarche collective d’engagement et de progrès». Une démarche matérialisée par un plan d’actions décliné en 4 points clés: «chartes collectives de progrès nutritionnels signées avec les pouvoirs publics», «portions repères conformes aux objectifs du Plan national Nutrition Santé», «démarches éco-responsables», «montée en gamme des produits de charcuterie». Le syndicat d’employeurs entend ainsi faire faire rebondir la filière, pour laquelle l’année 2018 a été quelque peu difficile.

Communiqué FICT – 14 janvier 2019

La Coordination rurale considère que «Les États généraux de l’alimentation n’ont été qu’une vaste opération de communication pour faire rêver les agriculteurs». Un constat qui renvoie au fait que «à peine l’ordonnance sur l’encadrement des promotions en place on constate que la grande distribution contourne la règle en s’appuyant sur les remises  ”cartes de fidélité”», c’est-à-dire aussi une pratique qui «fait partie intégrante de l’ADN de la grande distribution». Pour l’organisation professionnelle, l’encadrement des promotions n’est «qu’une solution secondaire qui n’aura au final que peu d’impact» sur le prix accordé aux agriculteurs. Il devient donc à «l’UE et à l’État français d’établir une politique agricole régulée et maîtrisée permettant un marché équilibré dans lequel les agriculteurs seraient protégés de prix d’achat prédateurs».

Communiqué Coordination rurale – 14 janvier 2019

L’Union nationale des syndicats autonomes se mobilisera sur l’ensemble des «grands thèmes» mis au débat national proposé par le Président de la République. Le syndicat de salariés juge néanmoins que le bien fondé de la démarche exige «en conclusion du débat, la tenue d’une vaste conférence nationale rassemblant, autour des responsables politiques nationaux, l’éventail associatif et syndical le plus large. Saisie de la synthèse des débats, celle-ci aurait à délibérer sur sa traduction en mesures concrètes pour faire vivre l’aspiration à plus de justice sociale».


Communiqué UNSA – 14 janvier 2019

La Coordination rurale annonce qu’elle «boycottera l’ensemble des réunions concernant le loup et le pastoralisme tant que les attentes légitimes des éleveurs ne seront pas prises en compte». L’organisation agricole rappelle qu’elle s’oppose au «plan loup 2018-2022 qui vise uniquement à laisser croître la population de loups sous la pression des groupes environnementalistes».

Communiqué Coordination rurale – 14 janvier 2019